Par : Jivens Laguerre
Le plus grand bien que l’on puisse se procurer, c’est de trouver la paix. Bien que, pour y parvenir, la guerre paraisse parfois inévitable — et cela peut se comprendre.
In veritate, on a assez de blessures pour comprendre qu’on n’a plus sa place sur le champ de bataille. Trop de questions attendent des réponses, trop de bruit dans le silence, trop de maux, enfin, pour ne pas solliciter une pause. Si le doute s’est installé et est devenu pertinent, c’est que, certainement, les fissures dans la chaîne sont devenues trop nombreuses et ont fini par céder.
Ici, il n’est nullement question de chercher un fautif ou d’établir l’innocence d’une quelconque partie. Mais, à voir le désordre que nous avons tous créé, il y a de quoi s’interroger sur les véritables raisons qui nous ont poussés à cette aventure, pourtant si inspirante au départ.
La question que l’on se donne alors la liberté de poser, tant elle paraît légitime et nécessaire, est la suivante : « Sommes-nous vraiment conscients de nos actes “manqués” ? » La réponse peut toutefois attendre.
Par ailleurs, s’il y a des bruits insignifiants d’un côté, de l’autre, il existe des silences qui résonnent plus fort que des coups de canon. En parlant de guerre, voilà un mot qui semble intéressant au regard de cette réflexion. S’il est des guerres que l’on peut justifier, il en est d’autres qui ne sont que le reflet de notre imagination. On s’invente des conflits pour se victimiser ou pour justifier nos intolérances face à une situation donnée.
Or, le plus grand bien que l’on puisse se procurer, c’est de trouver la paix. Bien que, pour y parvenir, la guerre paraisse parfois inévitable — et cela peut se comprendre.
Mais certaines situations exigent de nous un minimum de conscience et de sagesse. La paix ne doit pas seulement rester un idéal ; d’ailleurs, les mêmes circonstances qui engendrent la guerre peuvent aussi poser les bases d’un choix en faveur de la paix. Comme le souligne Jacques Nteka Bokolo : « Rien ne contribue plus à la beauté de la vie que la paix. »
In fine, nous comprenons que, dans la vie, tout relève d’un choix. Ne rien faire, ne rien dire ou refuser de choisir est aussi un choix. Ce qui donne un sens humain à toute cette affaire, c’est de s’assurer que nos actes et nos décisions s’alignent avec ce qui nous anime profondément et nous fait du bien intérieurement. Le reste suivra.