HAÏTI : L`INSÉCURITÉ À PORT-AU-PRINCE TUE LES RÊVES DE LA JEUNESSE

Par : Frantzou Laguerre

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*_Partagée par des groupes armés, la zone métropolitaine de Port-au-Prince constitue un champ de bataille entre les forces de l'ordre et les bandits, qui, depuis plusieurs années, est devenue synonyme de la vallée de la mort._*

Dans la capitale haïtienne, le risque d'être victime de viol, de vol, de se faire kidnapper et mourir d'une balle atteint son niveau le plus élevé depuis des lustres.

Cette situation qui ôte des vies, fragilise des familles, rend malade physiquement et mentalement, affaiblit l'économie, tue également les rêves de plus d'un, surtout des étudiants qui se voient dans l'obligation de quitter la capitale pour se réfugier dans les villes de province, ce qui annule les études de certains universitaires ou écoliers.

Dans ce contexte, seuls les résignés auront la chance que la ville de Port-au-Prince ne devienne pas un cimetière pour les résidents. La grande question à se poser est : quel parent enverrait avec le cœur léger son enfant étudier dans une telle circonstance douloureuse ? Un obstacle de taille pour de nombreux jeunes entrepreneurs qui se trouvent dans l'obligation de fermer leurs entreprises.

Les pays qui se disent amis d'Haïti découragent leurs ressortissants de séjourner dans un tel pays. La diaspora haïtienne n'ose plus venir passer ses vacances sur sa terre natale pour jouir du soleil et de la brise fraîche.

Il n'est pas nouveau sous le ciel bleu que Haïti soit assimilée à la République de Port-au-Prince. C'est dans cette république que se concentre l'élite du pays, les meilleures écoles, universités, pharmacies, bibliothèques, les meilleurs professionnels, laboratoires entre autres. Dans ce carrefour, on pourrait s'attendre à ce qu'il n'y ait plus d'espoir.

Par ailleurs, un fort pourcentage de ceux et celles qui se trouvent dans les villes de province et qui auraient pu devenir médecin, diplomate, économiste, architecte, chirurgien pour ne citer que cela, ne pourront réaliser ce rêve. Comme le dit l'adage, "Depi tèt pa koupe toujou gen espwa mete chapo". En tout cas...

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