Par : Frantzou Laguerre
La zone métropolitaine de Port-au-Prince a connu une matinée particulièrement tendue ce mercredi 21 janvier 2026. Dès les premières heures du jour, des pneus enflammés et des barricades ont été dressés dans plusieurs quartiers stratégiques, notamment à Bourdon, Pélerin et Pétion-Ville, perturbant fortement la circulation et paralysant les activités économiques et administratives.
Face à cette situation, la Police nationale d’Haïti (PNH) est intervenue pour dégager les axes routiers et rétablir la libre circulation. Les forces de l’ordre ont procédé au démantèlement des barricades et à l’extinction des feux, permettant un retour progressif au calme dans certaines zones touchées. Toutefois, ces actions n’ont pas empêché une importante désorganisation de la vie quotidienne des riverains, contraints de rester chez eux ou de modifier leurs déplacements.
Jusqu’à présent, aucun groupe n’a revendiqué ces mouvements de protestation. Cette absence de revendication alimente les interrogations quant aux motivations réelles derrière ces actes, d’autant plus qu’ils surviennent dans un contexte politique particulièrement sensible. En effet, le pays s’approche de l’échéance du 7 février 2026, date qui marque la fin du pouvoir de facto et un moment charnière dans la trajectoire politique nationale.
Ces événements interviennent également alors que les autorités sécuritaires Police nationale, Forces armées d’Haïti, forces spécialisées de répression des gangs et Task Force affichent leur détermination à intensifier la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes. Une mobilisation qui vise à reprendre le contrôle de zones longtemps sous tension et à rassurer une population éprouvée par la violence et l’instabilité.
Dans l’attente de clarifications officielles sur l’origine de ces troubles, la vigilance reste de mise dans la capitale, où la situation demeure fragile et susceptible d’évoluer à tout moment.