Par : Frantzou Laguerre
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La hausse des prix des produits pétroliers, entrée en vigueur ce lundi 10 août 2026, commence déjà à se faire sentir dans le quotidien de la population aux Cayes. Dans plusieurs stations-service, des dizaines de motocyclistes font la queue dans l’espoir de s’approvisionner en carburant, parfois après plusieurs heures d’attente. Une situation qui suscite de fortes inquiétudes, notamment à l’approche de la rentrée scolaire prévue pour le 7 septembre prochain.
Face à cette nouvelle réalité, le ministère des Affaires sociales et du Travail a annoncé de nouveaux tarifs pour le transport public dans le département du Sud. Ces tarifs concernent plusieurs trajets très fréquentés par la population.
Désormais, le trajet Les Cayes–Port-au-Prince est fixé à 1 850 gourdes, tandis que Les Cayes–Cavaillon passe à 180 gourdes. Pour les voyageurs à destination d’Aquin, le tarif est établi à 350 gourdes, alors que le trajet Les Cayes–Tiburon est fixé à 890 gourdes.
Cette augmentation intervient dans un contexte économique déjà difficile, où les ménages doivent faire face à la hausse du coût de nombreux produits et services. Pour les familles, particulièrement celles ayant plusieurs enfants scolarisés, la perspective de la rentrée du 7 septembre pourrait accentuer la pression financière.
Dans les stations-service des Cayes, les longues files d’attente observées ce lundi témoignent également des difficultés d’approvisionnement auxquelles sont confrontés certains usagers. Les motocyclistes, très nombreux dans le système de transport local, figurent parmi les premières personnes directement affectées par la hausse du carburant.
Au-delà du transport, cette nouvelle augmentation pourrait également avoir des répercussions sur les prix des produits de première nécessité, puisque le coût du déplacement des marchandises entre les différentes communes du département risque de progresser.
À moins d’un mois de la rentrée scolaire, la population du Sud se retrouve ainsi face à une double préoccupation : l’augmentation des dépenses liées au transport et la nécessité de préparer les enfants à reprendre le chemin de l’école dans un contexte marqué par une pression croissante sur le pouvoir d’achat.