Par : Frantzou Laguerre
Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à Cap-Haïtien par la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans le cadre de l’enquête sur le tragique mouvement de foule survenu le 11 avril dernier à la Citadelle Laferrière, dans le département du Nord.
Selon une note officielle de la PNH, parmi les individus arrêtés figurent cinq agents affectés à la police de Milot ainsi que deux employés de l’ISPAN (Institut de Sauvegarde du Patrimoine National), l’organisme chargé de la conservation des sites historiques. Ces interpellations font partie des investigations en cours pour déterminer d’éventuelles responsabilités dans la gestion de l’événement qui a tourné au drame.
La tragédie s’est produite lors d’un rassemblement très fréquenté au site historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO où des milliers de personnes, dont de nombreux jeunes et étudiants, s’étaient réunies pour des festivités traditionnelles. Une bousculade massive et un mouvement de foule ont entraîné l’asphyxie et le piétinement d’un grand nombre de visiteurs, faisant un bilan officiel provisoire de 25 morts et plusieurs dizaines de blessés hospitalisés.
Les autorités haïtiennes avaient immédiatement ouvert une enquête après l’incident, sollicitant la collaboration de la population et appelant à ne pas diffuser de rumeurs. Un décret de deuil national de trois jours a été décrété par le gouvernement en hommage aux victimes et pour permettre à l’État de prendre en charge les funérailles et le soutien aux familles affectées.
À ce stade, les forces de l’ordre n’ont pas précisé si les personnes en garde à vue faisaient face à des accusations formelles ou s’il s’agissait d’interrogatoires dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours. L’évolution de l’affaire sera suivie de près par les autorités judiciaires du Nord d’Haïti.